jeudi 20 novembre 2008

Carackole toi-même !


Carackole fait trembler Crockignol et Rockambol !

Carackole c'est la p'tite nouvelle. Enfin tu parles ! Petite c'est pas vraiment le terme qui convient, une dame croco d'un mètre vingt, ça commence à devenir raisonnable voire sacrément impressionnant ! Du coup les 2 lousticks, ils tremblent ! Ils secoussent, ils saccadent ! Et puis elle ne rigole pas Carackole, elle a les crocs et une autorité innée. Les 2 p'tits branleurs filent droit et se tiennent à carreaux. Ils viendraient presque se cacher dans les jupons de leur schamère. Je crois qu'ils envisagent plus précisément que jamais une escapade salvatrice, une petite cure de grand air, mais cette fois ils sembleraient prêts à se diriger vers l'est... s'enfouir sous la neige en attendant la trêve.

Avant que cette fosse aux bêtes sauvages ne s'écharpe, il faut agir ! Je peux essayer d'en faire une équipe combative, une mini armée anti-Minnie ! Minnie I a filé à l'anglaise, la tête dans un étau. Minnie II s'est fait une grosse frayeur au détour d'un sachet de soupe lyophilisé, foudroyée entre les légumes d'hiver et la shorba. Minnie III, elle, c'est une dure à cuire, coriace et entêtée, secrète mais rapide. Elle plonge dans le pain de mie, se joue des tétrapacks. Tout y passe (j'espère quand même qu'elle n'ira pas juste qu'à commettre l'effraction de mon micro-onde à l'attaque du pain blanc!). Bref, le camp d'entrainement pour croco souricides, c'est pour demain !

En fait non. C'est un Tigre dont ce zoo a besoin. Calmer les corps et les esprits échauffés. Rétablir la paix et la sérénité. Quand le scha est en manque, la souris danse et les crocos fuient.






mardi 18 novembre 2008

So sweet mélodies

J'aime les journées qui se terminent par cette black session de Feist, surtout quand elle s'invite à l'improviste dans mes oreilles... un an que je trimbale ces 47 délicieuses minutes partout et qu'elles font naître invariablement un subtil mélange de nostalgie et de gaieté, le sourire qui se pointe et les yeux qui brillent. Un peu comme ce concert de CocoRosie à la Guinguette Pirate... sourire, larmes et frissons, chaque fois. Peut être ça passera, j'espère que non... Subrepticement elles se sont glissées dans ma vie et seront toujours liées à de magnifiques émotions, de merveilleuses personnes. Elles sont apparues (avec un coup de pouce j'avoue...) et j'ai rouvert les yeux... un an et quelques jours. Dans cette petite chambre au fond du jardin, j'ai pleuré beaucoup, écrit aussi, et vider le tout dedans, le vrac encombrant, dans cette moiteur chérie et ces so sweet mélodies. Avec ce vieil homme tant aimé, ses chiens, et ce merle aux yeux d'or... humble partage de solitudes, quelques semaines tristes et belles.... et je suis une conne, une conne trop froussarde pour prendre de ses nouvelles, envoyer une lettre. Je vais finir par le regretter. Pour de vrai. Bordel un an ! Un an depuis ce retour en taxi à 8h du matin, les bras de H, ce sentiment d'être chez soi avec lui, avec eux, Feist et CocoRosie qui font vibrer et frissonner en enfer.


Un an après tout ça, je ramène, d'un monoprix presqu'aussi hors de pris qu'un chinois guyanais, 4 tablettes de Lindt, 3 paquets de soupes royco déshydratées, 2 litres de lait, du pain d'épice, des granolas et des lardons... en écoutant Feist je monte les 4 étages. Ma bibliothèque de mp3 est parfaitement en ordre. Une liste d'appel à passer longue comme le bras. Il y aura bientôt des perdus de vue.
Attentions culinaires : zéro
Procrastination amicale : quasi totale
Lubie musicale : momentanée mais ordonnée


Envie de retraverser l'Atlantique. Mais ça ne passera donc jamais ? L'idéal serait à ce propos que je réussisse à ne plus jouer la petite fille idéale à ses parents. Je les ai bien amusés dans cette post adolescence prolongée à me promener dans des coins incertains, mais ils aimeraient bien me voir grandir. Seulement là où ils se plantent c'est que cesser la post adolescence et devenir enfin adulte ne signifie pas pour moi s'installer peinardement dans une bicoque avec 2 mouflets et un taf bien propres (surtout vu le bel avenir que l'on a devant nous dans ce bô pays !). Et c'est là où je dois absolument leur mettre les points sur les i, couper le cordon, le vrai, celui qui leur fera arrêter de croire que je suis le fruit de leurs projections, celui où j'arrête de jouer la petite fille modèle qui avance sur les rails qu'ils se sont imaginés pour moi. Il est temps.

Il ne se passera rien tant qu'on aura pas été voir si l'herbe était bien bleue ailleurs ! En toute âme et conscience et en toute adultitude.



Celle là aussi elle me donne des frissons, elle me rappelle une route bordée par la mer, des 2 côtés, et des larmes des joie :


Découvrez Ben Harper!




jeudi 16 octobre 2008

Etoiles et Koala


Revoir encore des étoiles dans la mer. Voir un koala. Ne pas attendre trop longtemps surtout, ne pas se laisser endormir, par dessus tout.

Et sinon, j'ai l'impression d'être une éponge génétiquement modifiée ; j'absorbe de l'amour, j'en restitue autant, j'en absorbe encore un peu plus, essorage, absorption et encore et encore... la modification génétique sera bien capable de faire en sorte que ce soit un mouvement perpétuel ?!

La vraie vie est formidable, la semaine de 39 heures vraiment moins drôle. D'ailleurs c'est comme si ce n'était pas la vraie vie ; chaque jour un peu plus étrangère. Sous cet angle là je suis plutôt un yoyo, très haut du vendredi au dimanche, très bas du lundi au vendredi. Ou plutôt, très absente.
Faut dire, on n'a pas idée de s'amuser à monter aussi haut ?!

Dernière recette exceptionnelle en date :
Prendre 35 bipèdes fous qui jalonnent la vie d'un bipéde non moins fou mais surtout parfaitement exceptionnel. Les secouer bien fort dans une cave aux murs rouges et au bar bien garni. Laisser la mixture se prendre dans les bras, danser, s'embrasser, se parler, pleurer, s'entrechoquer, s'exclaffer. Souffler sur les bougies, laisser encore mariner. Sortir le tout en pleine lumière après 12 heures de douce frénésie. C'est prêt ! 350 000 watts de bonheur à distiller et la terre ferme à tenter de retrouver.


Vivement demain, et après demain, et après après....



mercredi 3 septembre 2008

S... comme Scétassez !


Et voilà que je ris comme une baleine ! C'était à peu près inimaginable il y a encore 3 jours ; ça confirme que les craquages nerveux ont un effet totalement bénéfique sur mon organisme loufoque. Quand on se noie à demi entre deux eaux, aller frapper plus ou moins consciemment le fond du bassin (pas de la piscine quand même, je suis loin de là !), ça donne l'élan nécessaire pour remonter à la surface. Dans ce bref laps de temps j'ai retrouvé une capacité de travail à peu près normale. Huit mois d'attente bordel !.... pourvu qu'ça dure !

A l'autre bout du fil, je l'entends retourner ses caisses de souvenirs, râler, pester contre ces dizaines de traces, du dérisoire au tragique, que l'on accumule au fil des ans... et je ne trouve rien de mieux à faire que de me marrer comme une baleine.
Retrouver le mode « débile », c'est bon signe ! C'est peut être à cause de cette overdose de fromage qui transpire ? ou bien à cause de cette conserve de poulpe à l'ail ? ... ou bien c'est juste parce que la vie est vraiment belle et que ça ne sert à rien de se mettre dans des états pareils.




dimanche 31 août 2008

Lignes de faille


Je savais bien que c'était une mauvaise idée de casser ce miroir...



S.... comme Solitude




L'enveloppe charnelle s'exprime en indépendante. Elle s'affaiblit, gémit, crie, tiraille, enfle et se tord. Elle pleure aussi parfois, mais dans ces moments là elle entraine avec elle celle qui l'habite.

Le retour en vélo sur ce trajet devenu au fil des semaines presque rituel, entre minuit et une heure du matin... les mêmes rues, les mêmes lumières, les visages des prostituées seuls semblent s'interchanger. La même chaleur un peu étouffante, par bonheur rafraichie par le vent du mouvement. C'est la fin de l'été, les rues se gorgent, la lumière s'est déplacée de quelques nuances, les pentes sont redevenues bruyantes. Je préférais la ville au cœur de son abandon estival. Légèrement le sourire s'est estompé, une méfiance gênée s'est installée envers mes semblables. Le manque. La mélancolie coule, dégouline un brin, elle voudrait presque souiller le tableau. Elle englue tout, l'enveloppe et son habitante, mais reste malgré tout, impalpable et fuyante. L'impression de solitude s'étend, à tort probablement, juste comme un effet rebond.

Je veux retrouver son sourire près du mien. J'en ai besoin. Et je suis aux anges de la fissure qui est née dans la coupole hégémonique de mon indépendance. Son parfum rend l'air plus léger. Nos yeux pétillent, nos bouchent sourient, et nos doigts se cherchent pendant que nos cœurs se trémoussent d'aise.




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mardi 20 mai 2008

Stroboscopie désorientée

Plus de 5 mois dans ce nouvel appart, dans ce nouveau taf, cette nouvelle ville, ce nouvel épisode. Loin de là où j'ai presque failli me sentir chez moi. En 5 mois j'ai pris de nombreux trains, j'ai laissé s'accumuler cette paperasse que déjà j'avais à peine gérée avant, laissé courir des abonnements inutiles, et j'ai béni les réexpéditions de courriers, merci la poste ! 2000 et quelques photos se sont accumulées dans mon adorable mini portable, en vrac. Mon frigo ne contient toujours que des bières, du lait et du fromage-qui-pue. J'ai enfoui des angoisses, vécu de grands bonheurs, monté beaucoup d'escaliers aussi. J'ai appris des noms de rues, retenu quelques restos sympatoches, trop peu de bars... La schattière est devenue verte, jaune et orange, avec des bouts de vraie vie dedans. Et peut être qu'enfin, dans ces pentes je me sens un peu moins absente.

Sous la pluie ou le soleil, pourtant c'est un peu comme l'ailleurs, comme un chouette cadeau incroyable. Perpétuelle touriste qui se dit qu'ici "ce serait sympa de se poser un brin". Des concerts, des bars entr'amis, des évènements inattendus, une vie de quartier, des tags, des assos', des galeries d'expos, des arbres, des habitants anar, d'autres qui se bougent les fesses pour que ça bouge, de la vie, plutôt plus que dans pas mal d'endroits où j'ai traîné mes guêtres. Mais voilà, sans doute il me manque le principal : tous ces humains que j'aime.... de la bande de pote, au Tigre indispensable, en passant par l'infernal best friend. A quoi ça sert les endroits sympas si on ne peut pas se retrouver en fin de journée pour partager une bière sur une place ombragée en réinventant le monde et en rêvant de voyages autour de lui ? Heureusement il y a "my favourite addict", mon voisin malgré lui ! et puis L&D, encore des doux dingues, hasardeusement rencontrés à Paris alors qu'ils s'apprêtaient à trimbaler leurs cartons dans la même direction que moi. Un de ces hasards heureux, où "tout colle, tout de suite". Mais à quoi ça sert de se sentir chez soi dans cet assemblage si on ne peut pas faire les fous tous les soirs avec ses frangins de vie ? Je m'insurge !

Alors pour la peine, je prends des décisions inconsidérées, comme celle d'installer une abominable tapette à Minnie. Après avoir observé son absence d'efficacité pendant plus de 3 mois, elle finissait par être là pour faire kitsch. Mais dans un accès de gourmandise, Minnie justement, en a fait les frais. Et merde, si j'y avais cru... Minnie si futée qui boudait le chocolat de l'infâme dispositif pour préférer celui de mes tablettes de Lindt (mon 5ème aliment de base) planquées dans les tiroirs . Merde, me voilà transformée en bourreau... ça m'apprendra à faire "comme si la vie c'était pas la vraie" ; enfin disons que Minnie, ça, elle l'a bien appris. Les crocos, eux, apprendront un chant funèbre.

Ce matin, j'ai aussi assisté à la mort de mon second pantalon en l'espace de 10 jours... le premier avait cédé sous l'hystérie d'acrobaties printanières ; faire la roue et sauter sur le dos d'un Tigre en plein pique nique, ça ne pardonne pas. Le second a vicieusement préféré abandonner la partie, profitant de ma concentration à boucler mes sandales.... Salaud ! J'en suis aussi rouge de colère que lui ! Le troisième quant à lui est disgracieusement taché à vie. Autant dire que je suis désormais à poil ! (A toutes le bonnes âmes qui voudraient enfoncer le clou sur les quelques kilos offerts généreusement comme cadeau de bienvenue par la ville de Lyon, je dis "Vos gueules !" c'est clair ?!). Alors au lieu de me trouver le petit fute qui va bien pour l'été, je vais plutôt m'offrir un formidable 3/4 orange, toujours utile dans une garde robe qui se respecte. Et je vous défie de me perdre dans la foule !
Et moi je me défie de me retrouver dans ce grand n'importe quoi...


... si je pouvais m'assoir sur sa queue, là tout de suite, tout irait mieux !


Diabologum - De la neige en été